Sahar Rajab
Le conflit en cours en Iran a des répercussions économiques bien au-delà du Moyen-Orient, touchant désormais les secteurs agricoles clés du Kenya, notamment les exportations de fleurs et de thé, qui constituent des sources majeures de devises pour le pays.
Selon plusieurs rapports internationaux, dont ceux du Financial Times, les exportations de fleurs kényanes, en particulier les roses destinées aux marchés du Golfe, ont fortement diminué. La demande a chuté de manière significative, tandis que l’augmentation des coûts de transport et les perturbations logistiques aggravent la situation des exportateurs.
Les producteurs de fleurs au Kenya font face à des pertes financières considérables. Certaines exploitations signalent l’annulation ou le report de commandes internationales, entraînant la destruction de stocks invendus et des pertes importantes pour les agriculteurs.
Le secteur du thé, autre pilier de l’économie kényane, est également affecté. Les exportations vers le Moyen-Orient, qui représentent une part importante des ventes, ont ralenti en raison des perturbations des routes maritimes et de l’allongement des délais de transport. Cela a provoqué une accumulation des stocks dans les entrepôts et une baisse des revenus pour les exportateurs.
Les experts alertent sur le fait que la poursuite de la crise pourrait fragiliser davantage les chaînes d’approvisionnement mondiales, en particulier pour les pays dépendants des exportations agricoles comme le Kenya. Cette situation illustre l’impact mondial des conflits géopolitiques sur les économies éloignées des zones de guerre.
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